Excursion d’automne 2010 sur la Côte-de-Beaupré

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Le 15 octobre dernier, la nature a manifesté un peu de sa puissance. Des vents de 60 kilomètres heure, avec des pointes à 90-100, étaient accompagnés de pluie. Le thermomètre frileux dépassait à peine les 7 degrés. Cependant ces conditions de terrain ne nous ont pas empêché (voir photos) de participer à excursion prévue.

J’avais choisi de faire voir en premier lieu les magnifiques Chutes Jean-Larose, situées au pied du Mont-Sainte-Anne. Le sentier qui y mène est aménagé le long d’une rivière cascadante et il régnait, durant notre marche, un émotion rare. La relative insignifiance de l’homme par rapport aux arbres, aux forces érosives de la rivière et aux vents hurlants, l’ensemble exacerbé par la pluie de feuilles aux multiples coloris, tout cela donnait l’impression de se trouver dans une cathédrale avec un sentiment de solidarité humaine face aux éléments.

Dans le sentier, chemin faisant vers les chutes, on a pu observer le travail de l’eau sur la roche (un calcaire dit de Trenton, typique de la vallée du Saint-Laurent) qui crée une forme unique de canyon. On a parlé aussi de la végétation, spécialement de la présence du cèdre qui est une essence calciphile et de celle du pin blanc. La fixation de l’azote par l’actinomycète FRANKIA en association avec l’aulne a également été soulignée. L’escalier qui conduit à la base des chutes, d’une haute de 68 mètres (224 pieds), est proprement vertigineux : il compte pas moins de 400 marches à descendre (et à remonter!), mais comprend aussi quelques haltes pour permettre de se reposer. Quelques téméraires s’y sont aventurés.

Le groupe s’est ensuite rendu au Petit-Cap, plus précisément dans la municipalité de Saint-Louis-de-Gonzague-du-Cap-Tourmente, propriété du Séminaire de Québec. Ce site historique, inhabité, offre à voir une chapelle construite vers 1770, une résidence pour les membres de la communauté, une sucrerie, un magnifique bâtiment ressemblant à celui du Domaine de Maizerets (un parc de 27 hectares situé au coeur de Limoilou), ainsi que des locaux pour le ou les gardiens. Le Petit-Cap porte son nom parce qu’il surplombe le fleuve d’environ 100 mètres. Cap-Tourmente, pour sa part, le surplombe d’environ 400. Le vent était fort, les oies blanches planaient à la façon des aigles, ce qui est étrange pour un oiseau qui est plus une proie qu’un prédateur.

Comme il se doit, comme l’appétit étant venu, nous nous sommes dirigés vers le restaurant Les Trois Becs, sur le boulevard Saint-Anne, à Beaupré, où nous avons pris un repas d’oie confite. La chaleur du restaurant, le repas exquis et les discussions ont tôt fait de bien nous réchauffer.

Pour finir en beauté, nos collègues Nicole SAVARD et Carol BELLEAU qui habitent sur la côte Sainte-Anne, à proximité, nous ont invités chez eux pour boire un verre d’un certain petit vin du Cahors…

L’excursion s’est terminée vers les 16 heures, agréable sortie qui laissera des souvenirs certains.

Jacques TREMBLAY


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