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Le jeudi 5 novembre à 8 h 30 au restaurant PACINI de Place Quatre-Bourgeois, Robert LADOUCEUR Ph.D. nous fera découvrir les méandres du jeu pathologique, même chez les personnes retraitées.

Robert LADOUCEUR est professeur émérite à l’École de psychologie de l’Université Laval. Il a présenté des conférences et ateliers de formation au Canada, aux États-Unis, en Europe et en Asie. Il a mis sur pied le Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu. Pour plus d’information, consultez sa biographie.


Au cours de cette présentation, nous aborderons les thèmes suivants. Nous ferons d’abord état de la prévalence et de la définition du jeu et du jeu pathologique. Suivra une discussion de la psychologie du joueur, mettant en exergue les pièges que l’on rencontre dans la pratique de ces jeux. Nous indiquerons quelques indices pour identifier et dépister la présence du jeu pathologique chez un individu. On indiquera quelques critères pour différencier la pratique « normale ou pathologique » des jeux de hasard et d’argent. Suivra une description du traitement développé au cours des dernières années à l’Université Laval et de son efficacité. Nous terminerons en abordant le risque de jouer de façon excessive chez les ainés ou les retraités. Cette présentation sera interactive ; à tout moment, les participants seront invités à soulever leurs questions et leurs commentaires.

Robert LADOUCEUR


Compte rendu

Nous étions 19 à essayer de comprendre le besoin de jouer et nous avons même jouer. Gilles Guérard, avec une méthode infaillible semble-t-il, est sorti grand gagnant.

Le goût du jeu est un continuum : parfois – beaucoup – excessif. De 70 à 80 % des personnes ont joué à des jeux de hasard. Entre 0,5 et 2 % seraient des joueurs pathologiques. Ces derniers sont moins de 1 % de la population au Québec alors que les alcooliques représentent 4 %.

Le jeu de hasard consiste à miser un bien ou de l’argent, laquelle mise est irréversible, sur un résultat aléatoire c’est-à-dire sans avoir aucun contrôle sur des événements qui sont équivalents. Le poker fait exception car l’habileté et la pratique peuvent influencer le résultat.

Pourquoi jouer ? Pour l’argent ! Même si les joueurs fournissent d’autres raisons. Enlever la possibilité de gain financier et l’intérêt pour le jeu va diminuer rapidement.

Pourquoi les jeux de hasard sont-ils si populaires ? À cause d’une erreur perception : les joueurs pensent qu’il existerait des liens entre des événements indépendants.

Pourquoi continuer à jouer si l’on perd ? Pour récupérer l’argent perdu. Ce n’est pas une question d’intelligence mais d’application d’un précepte : tenir compte de son expérience passée pour ne pas répéter les mêmes erreurs. Dans le cas du jeu, il faut justement de ne pas tenir compte des expériences précédentes c’est-à-dire avoir déjà gagné.

Les traitements donnent de bons résultats. Dans 80 % des cas, les joueurs qui persistent dans le programme de thérapie du jeu s’en sortent. Les personnes qui signent l’autoexclusion des casinos abandonnent aussi le jeu dans une proportion de 80 %. Comme l’idée de s’abstenir totalement de jouer rebutait les joueurs excessifs, un programme pour apprendre à jouer modérément a été créé. Plusieurs joueurs, qui pensaient obtenir des trucs pour contrôler leur appétit du jeu, se sont rendu compte qu’ils n’étaient pas capables de se modérer et ont décidé d’arrêter de jouer. Cette méthode de traitement est traduite en plusieurs langues dont la plus récente est le japonais.

Les joueurs compulsifs se distinguent par les points suivants : jouer plus d’argent qu’ils peuvent se permettre, retourner jouer pour se refaire et emprunter pour financer le jeu.

Vous pouvez consulter ou télécharger le DIAPORAMA (format PDF) présenté lors du déjeuner.

 


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