Proposition de l’Institut économique de Montréal (IEDM)

Constatant que les coûts de l’éducation augmente, Point explique comment favoriser la concurrence entre les écoles afin de permettre un meilleur contrôle des dépenses et une amélioration de la qualité de l'éducation.

« En Suède, les écoles reçoivent un montant (équivalent à 100 % des coûts de l’école publique) pour chaque élève qu’elles réussissent à attirer, ce qui les oblige à être attrayantes. Les gestionnaires doivent sans cesse trouver de nouvelles façons de satisfaire les besoins des élèves et de leurs parents, puisque ceux-ci sont libres de choisir une autre école », poursuit M. Miguel Ouellette, chercheur associé à l’IEDM et coauteur de la publication Point.

Vérification des faits : fiasco en éducation en Suède

En effet, en Suède, la « liberté de choix » d’une école s’est imposée dans les médias et le gouvernement a voté en 1992 une réforme. Il a décidé de se retirer de l’éducation : il a remis la responsabilité aux communes (municipalités) et aux écoles. De plus, il a ouvert la porte à des compagnies privées qui contractent la formation recevant 100 % du coût de la formation pour chaque élève. L’éducation devient une source de profit mais les résultats scolaires sont un fiasco.

Certains groupes comme L’École du savoir propose une méthode normalisée d’enseignement en ligne, baptisée Kunskapsskolan Education (KED), qui fait l’élève « acteur de son apprentissage », favorise son autonomie et nécessite moins de professeurs. Certes, le pays a chuté dans le classement PISA (Progamme for International Student Assessment), mais, selon la directrice du KED, ce classement « n’est pas une référence », notamment parce qu’il omet de prendre en compte « la créativité et le travail en équipe ».

La recherche de la « satisfaction client » pousse à une inflation de bonnes notes par différents moyens. Ainsi, de nombreux élèves, parents et décideurs politiques entretiennent une illusion de réussite, alors que le pays dégringole dans les évaluations internationales.

Consacrant plus de 7 % du produit intérieur brut (PIB) à l’éducation, la Suède est devenue le pays d’Europe le plus dépensier dans ce domaine.

La réforme pédagogique commune d’individualisation des apprentissages qui laisse plus de liberté aux élèves défavorise ceux des familles les plus modestes.

Les professeurs passent davantage de temps à écrire des rapports. En moyenne, ils consacreraient seulement un tiers de leur temps à la préparation et à la dispense de leurs cours, contre la moitié en France. L’essentiel des tâches administratives vise à montrer des résultats à la commune de rattachement de l’école afin d’attirer des élèves pour obtenir des fonds. Les enseignantes et les enseignants deviennent des promoteurs de leur école.

L’apprentissage du futur ou la nouvelle école

Les « braindates », ou rencontres de l’esprit qui sont la base de l’apprentissage par les pairs offrent les avantages d’une éducation « axée sur les rencontres et les expériences personnelles plutôt que sur les apprentissages d’un programme scolaire traditionnel ».

En 2011, Christine RENAUD a décidé de lancer la plateforme e180. Deux fois par mois, son groupe publie une nouvelle version numérique du magazine We Seek,

 



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