Se tracasser... Pourquoi ?

Le jeudi 6 septembre à 8 h 30 au restaurant PACINI de Place Quatre-Bourgeois, Robert LADOUCEUR, Ph.D., professeur émérite de l’École de psychologie de l’Université Laval, nous parlera de « Comprendre et arrêter de se tracasser pour tout et pour rien ».


Résumé de la conférence

Vingt-huit personnes ont assisté à la présentation du professeur Robert LADOUCEUR concernant Comment arrêter de se tracasser ou de s’inquiéter pour tout et pour rien. L’inquiétude (worry) est une peur, une tracasserie qui surgit en nous souvent quant nous sommes au repos. Elle peut être passagère ou chronique ou encore permanente. Elle peut porter sur un sujet précis ou être diffuse. Il est normal d’avoir des inquiétudes dans certaines occasions : elles permettent souvent de nous préparer à ce que nous allons faire.

Quels sont les sujets d’inquiétudes :

Chez les adultes

  • la santé
  • les finances personnelles
  • les relations interpersonnelles
  • les enfants et les petits-enfants
  • le futur

Chez les adolescents

  • les relations interpersonnelles
  • la réussite scolaire
  • le futur professionnel

Qu’est-ce qu’une inquiétude ? Théoriquement, c’est une chaîne de pensées chargées d’émotions négatives par rapport au futur qui nous amène à imaginer ou inférer le pire des scénarios. Ce genre d’inquiétude n’est pas plaisant à vivre et fait souffrir. Certaines personnes ont tendance à vivre de l’inquiétude plus que d’autres. Il est possible que ce soit une question de chimie cérébrale mais il n’y pas de profil clair pour départager les inquiets des non-inquiets. On sait que les inquiets sont les champions pour identifier les problèmes mais sont pourris pour trouver des solutions. L’inquiétude concerne toujours le futur possible (Si…) mais jamais le passé.

Il existe deux types d’inquiétudes :

  • 1- Avoir un problème réel mais exagérer les conséquences potentielles (Si… Si…)
  • 2- N’avoir aucun problème réel mais penser qu’un problème peut m’arriver tout à coup (Si… Si…)

Qu’est-ce qu’une inquiétude anormale ? Cliniquement son nom est le trouble d’anxiété généralisée (TAG). Ce trouble se manifeste par trois indicateurs :

  1. Inquiétude excessive
  2. Être inquiet plus de 50 % du temps (çà m’envahit et c’est incontrôlable)
  3. Au moins trois de ces symptômes : agitation, fatigue, difficultés de concentration, irritabilité, tension musculaire, perturbation du sommeil.

Si la personne consulte un médecin, il lui fera passer des examens. Au hasard, un test révélera un problème de santé qui n’est pas la cause principale du TAG.

Quelle est la base de l’inquiétude ?

C’est l’appréhension de ce qui peut se produire. C’est une évidence : on n’est jamais sûr de ce qui peut arriver. Notre seule certitude est le moment présent. Le problème est donc l’intolérance à l’incertitude ou l’allergie à l’incertitude. Les personnes inquiètes veulent contrôler l’incertitude en y pensant beaucoup, en essayant d’imaginer toutes les possibilités. Ainsi, elles éprouvent une certaine satisfaction car elles ont l’impression d’y travailler afin de réduire l’incertitude.

Comment faire pour comprendre et diminuer cette intolérance ?

Affronter des incertitudes légères en entreprenant des tâches nouvelles, courtes et faciles à réaliser.

Augmenter son sentiment de compétence personnelle ou sa perception d’efficacité personnelle tel que décrit par Albert BANDURA et lire le livre Arrêtez de vous faire du souci pour tout et pour rien. Paris : Odile Jacob, (2003) de Robert. Il est disponible chez Amazon ou à la Bibliothèque de Québec (Il faut réserver).

Vous pouvez télécharger ou visualiser le diaporama (format PDF) qu’il avait préparé mais qu’il n’a pas pu présenter pour des raisons techniques.

Merci Robert !


Quelques photos !