Les soins palliatifs

Bienvenue au restaurant PACINI de Place Quatre-Bourgeois le jeudi 6 février à 8 h 30 ! Un jour ou l’autre, nous risquons d’être en contact avec le Département des soins palliatifs d’un grand hôpital ou d’un CHSLD, ou d’une résidence dévolue à cette réalité. Ce sujet qui a et qui peut éventuellement nous toucher tous et toutes, comporte une forte dimension émotive lorsque nous sommes confrontés au départ d’un proche atteint d’une maladie grave et incurable ou en fin de vie. Micheline DOUVILLE, enseignante retraitée des Soins infirmiers du Cégep de Sainte-Foy nous entretiendra de ce sujet de façon tout à fait non conventionnelle en nous faisant vivre le sens des soins palliatifs tout en partageant ses expériences comme enseignante et accompagnatrice de malades en fin de vie.


Résumé de la conférence

Micheline a travaillé comme superviseure de la formation en soins palliatifs puis, à sa retraite, elle a continué comme bénévole. Un jour ou l’autre, nous risquons d’être en contact avec les soins palliatifs au départ d’un proche atteint d’une maladie grave et incurable ou encore en fin de notre vie.

À l’heure actuelle, il y a 32 lits pour les soins palliatifs dans les hôpitaux (CHSGS) de la région de Québec plus quelques autres dans la communauté (il est souhaité d’en avoir deux par CHSLD). Récemment, le gouvernement a aussi augmenté les fonds pour offrir des soins palliatifs à domicile.

Il faut distinguer les soins palliatifs des soins de fin de vie où les personnes reçoivent possiblement des sédatifs en continue pour soulager la douleur. De plus, s’est ajoutée l’aide médicale à mourir si les personnes sont aptes à décider.

Dans le privé, la Maison Michel-Sarrazin dispose de 15 lits pour des personnes de 18 ans et plus atteintes du cancer. Elle projette d’ajouter cinq autres lits. La durée moyenne des séjours est de neuf jours. Michel-Sarrazin offre aussi des soins de jours afin de permettre à des personnes malades de passer une journée dans ce centre de soins. La Maison Michel-Sarrazin a besoin de quatre millions par année, montant qui provient des dons et des événements bénéfices. Michel-Sarrazin n’offre pas l’aide médicale à mourir.

Les patients ont le droit d’être soulagés des douleurs physiques, psychologiques (pourquoi moi ?, etc.), sociales (qu’est-ce qui va arriver à ma famille ?, etc.) et spirituelles qu’ils soient athés ou croyants. Les personnes atteintes d’un cancer vivent un processus qui passent par certaines étapes. La première est la négation (Les malades font comme s’ils étaient en santé.) En second lieu, arrive la colère : les patients se défoulent sur le personnel ou les proches. Après vient le marchandage qui consiste à fixer des échéances. Ensuite, surgit la dépression : la personne est déçue, ne parle plus, préfère l’obscurité. Finalement, il y a l’acceptation : la personne est fatiguée et sent venir la fin. Ces étapes sont variables et ne sont pas toujours dans l’ordre.

Quels sont les besoins des personnes en fin de vie ? Elles ont besoin d’un environnement familier (photos, vêtements, etc.). Règle générale, le bien-être est meilleur à domicile à moins que les patients ne veulent pas exiger des proches. Elles ont besoin des soins corporels (bouche sèche, hygiène corporelle, soins des cheveux, etc.). Ensuite, elles ont besoin de médicaments pour soulager, la douleur, les plaies de lit et même contre les effets secondaires des médicaments. Elles ont aussi besoin de nourriture. Inutile de les forcer à manger ou à boire, car elles ont des réserves. Il vaut mieux leur offrir ce qu’ils aiment. Il faut faire attention aux étouffements. Elles ont besoin d’une vie sociale : la visite des enfants et des amis. Il faut éviter de parler du malade devant son lit, car l’ouïe est le sens qui demeure actif le plus longtemps. Vers la fin, il n’est plus nécessaire de lui parler mais la présence est importante. Elles ont besoin aussi d’exercices, car ne pas bouger entraîne des douleurs.

Pendant cette période vie, accompagner la personne a plus le sens de tenir compagnie que celui de guider ou confronter. Si vous accompagnez un malade, informez-vous auprès du médecin ou auprès de l’infirmière afin d’avoir une idée de l’évolution de la maladie. C’est le médecin qui constate le décès et avertit la famille.

Les 15 personnes présentes ont pu poser des questions et parler de leur expérience personnelle d’accompagnement de personnes en soins palliatifs. Elles ont grandement apprécié la présentation de Micheline.

Merci Micheline !


Quelques photos !